Depuis plus de 10 ans, Dominique Lebrun crée des toiles en
déchirant des affiches de cinéma originales intactes de sa collection dont il
recompose les fragments.

Il choisit chaque élément, chaque pièce, comme un peintre, ses tubes de couleur. Joue des accumulations, des épaisseurs, pour créer collisions, juxtapositions, mouvements. Conçoit des scènes de fiction dans des paysages parfois aux limites de l’abstraction, peuplées de regards, de personnages hybrides, hommes ou femmes, stars ou inconnus.

Cet amoureux du cinéma qui, dans une vie antérieure, a été historien, collectionneur, journaliste et auteur d’ouvrages sur Hollywood, emprunte aux grands mouvements de la peinture pour forger ses propres codes. Expressionisme abstrait, maîtres de la Renaissance, déconstructions cubistes des visages, dadaïsme et surréalisme l’influencent et guident ses pas pour revisiter l’imaginaire du 7e art qui le berce et le fait rêver depuis l’enfance.

Il envisage chaque œuvre comme une nouvelle aventure. Parfois réfléchie pendant des semaines et accomplie en quelques heures, parfois jaillie de façon spontanée, puis retravaillée, laissée de côté, reprise, transformée, pendant plusieurs années.

La destruction irrigue son travail.
Une destruction omniprésente qui reconstruit, transforme, comme un geste d’amour ultime pour les stars, les films, le cinéma. Une destruction qui n’est pas violence mais énergie. Qui provoque l’étincelle essentielle au départ d’une œuvre. Ou qui annonce son aboutissement.
Une destruction comme le
souffle d’une inspiration.